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Le jeu problématique Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Quels sont les facteurs associés au jeu problématique ou pathologique ?

Les enquêtes épidémiologiques montrent qu’un certain nombre de facteurs sont associés au jeu pathologique [1].

Les facteurs tenant aux jeux

Certains types de jeux sont plus addictifs que d’autres : la proportion de joueurs problématiques semble plus élevée parmi les joueurs s’adonnant à des jeux tels que les machines à sous, les jeux de table en casino, les loteries électroniques. À l’inverse, les loteries et les jeux à gratter auraient un potentiel addictif moindre.

Le caractère addictogène de certains jeux serait lié au délai court entre la mise et le résultat,  et à la fréquence élevée des parties possibles (par exemple le Rapido® ou les machines à sous).

Par ailleurs, certains jeux, par leur présentation, laissent penser au joueur qu’il a « presque gagné », l’incitant ainsi à rejouer. C’est le cas des machines à sous qui donnent souvent à voir des combinaisons gagnantes incomplètes, ou encore les symboles juste au-dessus ou au-dessous de ceux qui sont sortis.

La dématérialisation de l’argent est un facteur qui peut pousser à jouer au-delà du raisonnable. Les jetons dans les casinos, l’argent virtuel payé avec sa carte bancaire sur les sites de jeu en ligne, contribuent à déconnecter le joueur de l’argent qu’il dépense réellement.

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Pour quelles raisons devient-on dépendant aux jeux d'argent ?


Les facteurs liés à l’environnement

Les espaces clos des casinos dénués de repères temporels ôtent aux joueurs les moyens de percevoir le temps passé à jouer. Les lumières, les couleurs et les bruits (par exemple le bruit des pièces qui tombent) des salles de machines à sous suscitent l’excitation et l’envie de jouer.

L’ambiance des bars, des lieux spécialisés ou des salles de PMU suscite la convivialité, le sentiment d’émulation et l’envie de jouer.

Le fait de pouvoir très facilement jouer depuis chez soi, à l’abri de tout contrôle social, favorise également le dépassement des limites. Avec Internet, on peut jouer dans l’anonymat, plusieurs parties en même temps, via plusieurs comptes créés sur différents sites. Tout est en place pour que la pratique de jeu puisse potentiellement déraper.

Les facteurs sociodémographiques

Même s’il semble que les différences aient tendances à s’estomper entre les hommes et les femmes, les hommes jouent plus aux jeux d’argent et de hasard et sont plus souvent en situation de jeu problématique.

Les jeunes, qui sont dans une période de leur vie où les comportements à risque sont fréquents, ont plus souvent une pratique de jeu problématique voire pathologique que les adultes.

Les antécédents familiaux (joueurs dont les parents ont rencontré des problèmes de jeu par exemple) sont aussi un facteur associé fréquemment retrouvé. De même, le fait de jouer jeune aux jeux d’argent et de hasard est également relevé comme un facteur de risque du jeu pathologique dans certaines enquêtes.

Un lien entre le niveau de revenu et le jeu problématique semble également établi. Les personnes ayant les plus faibles ressources sont celles pour lesquelles les prévalences sont les plus élevées. De même, les personnes socialement en difficulté sur le plan familial, scolaire, professionnel ou judiciaire ont également une prévalence de jeu problématique.

De manière générale, si les facteurs sociaux jouent un rôle, ceci ne doit pas faire oublier que le jeu pathologique se rencontre dans tous les milieux sociaux.

[1] Les jeux d’argent et de hasard, Expertise collective, Inserm, 2008 ; Tendances OFDT-INPES n°77, septembre 2011

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